Avec des algorithmes de plus en plus fins du côté des moteurs de recherche et avec des fondations techniques de plus en plus solides du côté des propriétaires de sites web, le SEO est-il toujours nécessaire ?

À quoi sert un moteur de recherche ?

Petit rappel sur le boulot des moteurs de recherche : Fournir aux internautes un accès rapide et fiable aux meilleures informations en relation avec la demande formulée. Ce travail est très difficile car les moteurs doivent pouvoir proposer des contenus qu’ils ne comprennent pas, pour lesquels ils sont incapables de juger la qualité et encore moins de savoir s’ils correspondent à ce qu’attend l’utilisateur (en fonction de son niveau, de ses recherches précédentes, de son intention…).

Les problèmes basiques de polysémie et de langue sont eux plutôt bien gérés désormais (pourtant ces problèmes ne sont pas triviaux). Enfin, la multiplicité des types de requêtes (à base de mots clés, en langage naturel, via la voix ou via un clavier…) sont autant de difficultés qui s’ajoutent à la tâche des moteurs.

le SEO est dépassé en 2015 ?

Le référencement à l’ancienne est dépassé

Les outils de recherche ont d’abord fonctionné à base de listes de bonnes adresses (les annuaires) puis ont évolué vers la forme que l’on connaît aujourd’hui : les moteurs de recherche. Fonctionnant sur le principe des mots clés et la recherche permanente de nouveaux contenus, la situation a incité les webmasters à se pencher sur les questions de visibilité et sur le  » Comment être plus visible sur les moteurs de recherche ? ». Le SEO (référencement en français) était né.

Au fil des années, la notion de pertinence a évolué. De facteurs on-site, les moteurs ont petit à petit accordé du poids aux facteurs off-site et notamment sur les liens qui furent progressivement perçus comme des recommandations et qui sont encore maintenant le fondement de l’algorithme de Google.

De cette époque, on retient aujourd’hui un ensemble de pratiques qui permettaient de se positionner facilement dans les moteurs : l’ajout de contenu de faible qualité en quantité importante, la génération de liens en provenance de sites dédiés et / ou peu centrés sur la qualité.

Les tâches du référenceur d’alors consistaient à :

  • S’assurer que le site web était facilement compréhensible par les outils de recherche.
  • Envoyer pour indexation des contenus toujours plus importants.
  • Mesurer les retombées et chercher à faire plus de pages vues.
  • Être placé en tête de résultats.
  • Générer plus de liens que les concurrents.

Le référencement a bien changé mais est toujours d’actualité

Pour épurer leurs résultats de recherche (et effrayer ceux qui seraient tentés de se positionner de façon un peu trop favorable), les moteurs de recherche ont alors engagé des réformes présentées comme importantes. L’idée des moteurs de recherche est désormais de saisir l’intention de l’internaute pour lui proposer le meilleur contenu possible. Les techniques liées au référencement ont donc naturellement évolué et le métier aujourd’hui est moins technique et moins facile qu’auparavant.

Concrètement, le travail d’un référenceur aujourd’hui consiste à :

  • S’assurer que le site web est justement compris par le moteur de recherche : il y a un vrai travail à faire sur l’architecture des pages web, leurs relations et le contenu présenté à l’intérieur.
  • S’assurer que le contenu proposé sur le site web répond aux vrais besoins identifiés auprès de son public cible (la technique laisse ici sa place au marketing). Idéalement, le contenu produit doit être de très bonne qualité, durable et donner envie d’être conservé (mis en favoris) ou relayé (par email ou via les réseaux sociaux).
  • Mesurer les retombées de premier niveau (les stats de visites) mais aussi les métriques business (KPI) et le ROI des actions engagées.
  • Faire connaître, promouvoir et diffuser par le biais de partenariat utiles et durables (plutôt que de poser des liens).

Ce qu’il faut retenir du référencement

Considérer que le SEO est un outil qui permet d’abuser les moteurs de recherche et qui permet, par l’utilisation de manipulations techniques, de grappiller un peu de visibilité est la mauvaise approche. Google (par exemple) est plus intelligent, plus riche et plus endurant que nous et finira par gagner.

Le but du référencement est plutôt de maximiser les opportunités durables et de viser à satisfaire pleinement les utilisateurs de supports numériques. C’est au final ce que souhaitent les internautes et les moteurs. C’est notre intérêt à tous. L’optimisation technique existe et existera toujours mais le but ultime est simplifier la vie des internautes et leur fournir le contenu qu’il souhaite. Pour mener à bien cette mission sans perdre de temps, il faut être bien accompagné.