Parce qu’il est nécessaire que tous les contenus soient homogènes, parce qu’il faut des règles lorsqu’il y a plusieurs mains qui écrivent et parce que c’est important d’avoir une cohérence sur l’ensemble des écrits, il est important de définir quoi et comment produire du contenu.

brief contenu

Charte rédactionnelle ou brief à l’attention des rédacteurs : ce qu’il faut c’est une trame à suivre.

Écrire sur le web nécessite d’être guidé afin de ne pas perdre son temps et de ne pas faire d’erreur. Ça permet aussi de produire du contenu constant en terme de présentation, de ton, de qualité. Alors pour cela, il faut un référentiel commun spécifiant comment bien écrire son contenu. Avant publication, le contenu doit passer la grille de validation pour être bon pour la mise en production. Ce document n’est pas anodin et prend tout son sens lorsque :

  • une seule personne écrit de temps en temps : le risque est réel de dériver et d’oublier ses propres critères au fil des mois ;
  • plusieurs personnes travaillent ensemble dans la même équipe ;
  • une nouvelle personne rejoint une équipe ;
  • un rédacteur externe à l’entreprise doit produire du contenu.

Un document résumant ce qui est attendu des rédacteurs doit donc être établi et respecté. On appelle ce document un brief de contenu ou charte rédactionnelle ou ligne éditoriale. Ça va dépendre du contexte et des exigences liées au contenu. Les exigences ne sont pas les mêmes entre une publication SEO sur un site peu important, le blog interne, un contenu presse. Évidemment, les usages et les attendus ne sont pas les mêmes entre une publication Facebook, un post LinkedIn, un communiqué de presse, une newsletter. Bref, il faut adapter.

Contexte et objectifs de l’entreprise

  • Reprendre rapidement ce que fait l’entreprise, pourquoi et comment elle le fait ;
  • Quel est le message clé de l’entreprise ? Quelle est sa proposition de valeur ?
  • Qu’est-ce qui différencie l’entreprise de sa concurrence ?

Axes de communication

  • Quel genre de contenu produire ? Est-ce de la rédaction de fiche produit, un article de blog, une interview…
  • Quel sera le support sur lequel l’information sera diffusé ? newsletter, blog, publicité papier dans un magazine, réseau social…
  • Quel ton utiliser ? Les 4 dimensions utilisées par le NNGroup sont parfaits ;
  • Guide de style, niveau de langue attendu, langue à utiliser, façon de s’adresser au lecteur (tutoiement ou vouvoiement), façon de parler de l’entreprise (« nous », « on », « l’entreprise », « Marque XY »…), façon de nommer le lecteur (« le client » ?) ;
  • Points de vigilance et sujets sensibles. Comment les traiter.

Cible et objectif visé

  • Quel est ou quels sont les personas visés. Il est indispensable de connaître ses lecteurs pour s’adapter à leurs attentes ;
  • Que doit faire le lecteur après ? Qu’attend-on de la personne qui vient de consommer le contenu ? Cliquer sur un bouton, donner son adresse email, approfondir le sujet en cliquant sur un lien…
  • Si le contenu est publié avec – aussi – un objectif SEO, il faut l’écrire et lister les attendus (voir le point suivant).

Mots clés SEO et intention de recherche

  • Lister le mot clé phare ou l’expression principale sur laquelle le contenu doit se positionner dans Google ;
  • Lister les mots qui doivent faire partie du contenu. Il s’agit d’une liste de mots logiquement reliés au mot clé phare de la publication. Des outils existent pour être certain de bien être en phase avec la compréhension qu’ont les moteurs de recherche du mot clé ciblé ;
  • Bien rappeler l’intention de recherche c’est à dire : malgré sa demande qui peut être bancale, quel problème l’internaute souhaite-t-il résoudre ou quelle action souhaite-t-il réaliser ?
  • Ou se trouve le lecteur dans le tunnel de conversion ? Est-il à la recherche d’information ? veut-il comparer plusieurs services ? est-il dans une logique d’achat ?
  • Lier le contenu avec d’autres contenus est-il pertinent ? Faut-il faire des liens internes ou externes et si oui, lesquels ?

Structuration et présentation

  • Règles de présentations : titraille, paragraphes, usages de listes, usages de médias, aération des contenus, format attendu ;
  • Plan de contenu attendu (sujet type ou wireframe modèle montrant comment le contenu est présenté : visualisation des titres, des emplacements des images, des colonnes…) ;
  • Nombre de mots clés à produire ;
  • Règles SEO : nombre et longueur des éléments clés, mots clés requis à certains endroits.

À l’action

Pour faire simple et avancer, réaliser une charte rédactionnelle ou un brief de contenus. Cette première version ne sera pas complète mais ce n’est pas grave. C’est à l’usage qu’elle sera améliorée. Dans un premier temps, il faut essayer de s’en tenir à l’essentiel en listant les points clés. Suivant le destinataire, le document peut faire jusqu’à quelques pages et il faut adapter ce document à son destinataire (rédacteur interne / externe, rédacteur junior / senior, rédacteur connaissant déjà le sujet, le client, le métier…). Une page avec exemples et contre-exemples est la bienvenue. Elle permet de bien préciser.

À titre d’exemple, voici un exemple de brief (PDF, 2 pages) destiné à des rédacteurs externalisés devant produire des contenus génériques pour des pages catégories d’un site ecommerce.