Faut-il faire un site web mobile ? Faut-il faire des applications ? En tant qu’occidentaux, nous avons une vision biaisée de la façon dont les internautes/mobinautes consomment les contenus en ligne. Et les deux questions énoncées ci-dessus sont peut-être des mauvaises questions.

Quelques chiffres sur les tendances mobiles

  • Les ventes de smartphones et de tablettes ont dépassés les ventes d’ordinateurs depuis 2011 au niveau mondial. Source : Asymco
  • En France presque un habitant sur deux dispose d’un smartphone et quasiment tout le monde dispose d’un téléphone mobile (bien plus que ceux qui ont un ordinateur). Source : Insee
  • La majorité des – de 25 ans affirment pouvoir se passer d’ordinateur mais pas de téléphone
  • Le premier réflexe de beaucoup de possesseurs de smartphones au réveil est de consulter leur téléphone
  • Les applications spécialisées ne sont pas tant utilisées que ça (hormis les vraiment utiles – itinéraires, train, ventes privées). Un utilisateur standard a une quarantaine d’applications installées et se sert réellement de 5 seulement.
  • Les contenus sont consommés différemment en fonction du moment de la journée (mobile = transport, ordi = au bureau, tablette = à la maison le soir). Source : SmartInsight

Par rapport à tous ces points, l’approche « faut-il un site web mobile ? » est dépassée. Avec plus d’un milliard de smartphones vendus en 2013, il est évident que tout contenu doit aujourd’hui est accessible en ligne peu importe le périphérique. En quelques années, on est donc passé à travers différentes étapes :

  1. des sites web conçus pour ordinateurs avec des contraintes de résolution (qui se souvient des mentions en pied de page « optimisé pour 800*600 » ?)
  2. des sites web en différentes versions (accès bas débit – accès haut débit mais aussi site classique – site mobile – appli à télécharger)
  3. des sites web déclinables sur tous support grâce aux design adaptif (ordinateur, tablette, mobile, télé connectée, voiture…)

Quelle approche aujourd’hui ? Mobile-first ? Responsive design ? Future proof ?

Si on ouvre encore un peu plus notre vision, il convient aujourd’hui de créer des supports qui permettent de diffuser le contenu (texte, multimédia) de la façon la plus agréable possible pour le consommateur de contenu. C’est une évidence. Et pourtant.

Cela peut se faire via le mécanisme du web (site web responsive) mais aussi par l’ouverture de son contenu aux webservices (permettre à d’autres de venir piocher de façon automatisée dans ses propres contenus), à l’utilisation de métadonnées (microformats – couche sémantique) ou encore aux standards de diffusion de contenus (flux RSS).

Le contenu peut alors être manipulée, agrégé, retravaillé sans être dénaturé et diffusé sous diverses formes (correspondant à différents usages). La forme disparaît pour ne laisser que l’essentiel : le message.

In fine, peu importe la manière dont le contenu est consommé : ce qui compte c’est que l’information arrive dans un format adapté jusqu’à son destinataire. Les mashups des années 2000 ont été un pas visible en ce sens. Le responsive design prend le relais depuis quelques années. Qu’en sera-t-il dans 5 ans ?