Un site web rapide favorise les ventes

Entre la vitesse de la connexion internet, la vélocité du serveur, l'impatience de l'internaute, quoi de plus exaspérant qu'un site web qui met du temps à s'afficher ? Cette lenteur a un réel impact sur les ventes.

Akamai (entreprise spécialisée dans la mise à disposition de serveurs pour accélérer l’affichage des sites web) a commandé une étude à Forrester sur l’impact qu’a la vitesse d’un site web sur les internautes. Il en ressort des choses que l’on savait déjà (un site web rapide est plus agréable pour l’internaute) mais aussi d’autres données qui peuvent être très intéressante notamment pour les boutiques e-commerce.

Pingdom, pour savoir si son site web est rapide

Des pages web rapides = des internautes plus contents

L’internaute du début des années 2010 supporte de moins en moins la lenteur d’affichage.
La loyauté d’un internet envers un site web est fortement lié à la rapidité d’affichage (cela représente 51% des internautes lambda et 65% des acheteurs dépensant plus de 1500 dollars chaque année en ligne).
La rapidité de chargement joue notamment sur l’image de l’entreprise et l’impact de mauvaises performances se ressent aussi dans le brick & mortar : 27% disent qu’ils achèteront moins dans le magasin physique après une expérience négative en ligne.

Un site web rapide = des internautes qui achètent plus

Les e-consommateurs sont sensibles aux performances des sites web sur lesquels ils achètent. Comme il est difficile de se faire une idée du e-commerçant et de juger de la qualité d’un site web de façon pragmatique, l’internaute se base sur les éléments de rassurance dont il dispose (le design, la qualité de l’orthographe… et la rapidité).
D’ailleur l’étude montre qu’à côté du prix et des problèmes de livraison, les performances du site web est la troisième cause de mécontentement. Alors qu’ils étaient 64% en 2006 à affirmer ne plus vouloir revenir sur un site web après un achat insatisfaisant, ils sont aujourd’hui 75%.
Une vente négative aux yeux de l’internaute a pour conséquences de nombreuses sanctions pour le e-commerçant :

  • 79% des internautes commanderont certainement moins en ligne
  • 64% risquent de préférer un autre e-commerce (16% de plus qu’en 2006).

Ce que l’internaute attend

Une page web doit se charger en moins de 2 secondes (ou avoir l’impression de se charger dans cet intervalle).
40% des internautes s’impatientent et risque de quitter le site web si le site met plus de 3 secondes à se charger.

L’outil Pingdom permet de tester la rapidité de son site web.

Google, la vitesse de chargement et le référencement

Google prend en compte la vitesse de chargement des pages web dans son algorithme de classement des résultats. Le moteur de recherche indique la vitesse de chargement conseillé dans les outils webmaster et pénalise les sites jugés trop lents.

Alors comment accélérer son site web ?

Avec des pages web ayant triplé de volume en 5 ans et avec des internautes toujours plus exigeant en terme de fonctionnalité et de présentation, le défi de la vitesse de chargement est tout à fait actuel.
Plusieurs axes de travail sont possibles :

  • D’une part, il incombe à l‘agence web de minimiser le poids des pages web. Particulièrement en cause, les appels multiples aux librairies logicielles, le nombre élevé d’éléments (les images, les fichiers de style) de même que le paramétrage serveur et la juste configuration des échanges clients/serveur (ne pas forcer le téléchargement d’un élément qui change rarement, utiliser un système de cache pour accélérer la délivrance des pages web à l’ordinateur client). Dans le cas d’un site web fait à la main, ces éléments peuvent être maîtrisés. Le problème surgit lorsque le développeur web utilise une plateforme de type CMS sans en connaître le fonctionnement : il est très facile de surcharger le site et de diviser les performances par 10.
  • D’autre part, le contenu présent sur le site web devra être en accord avec le média web : pas d’images trop grosses, peu d’effets clinquant qui ralentissent la page, être vigilant avec les gadgets installables sur son site en provenance de sites tiers (vidéos, icônes de réseaux sociaux avec compteurs intégrés…). Lorsque le client a la main pour créer et mettre à jour lui même les pages web, il faudra veiller à la taille des photos, c’est le premier point concernant l’optimisation du chargement et les résultats sont déjà très intéressants.

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